Sommaire
  1. Le texte et sa version
  2. Les viandes concernées
  3. La mention à écrire, espèce par espèce
  4. Des formulations prêtes à copier
  5. Où l’afficher : carte, ardoise ou affiche
  6. Viandes achetées préparées ou transformées
  7. Ce que vous risquez

La règle en bref

Tout restaurant, sur place, à emporter ou en livraison, indique l’origine du bœuf, du porc, de l’agneau et du mouton, et des volailles qu’il sert, crus ou cuisinés. Même pays à chaque étape : « Origine : France ». Pays différents : « Né et élevé : … / Abattu : … » pour le bœuf, « Élevé : … / Abattu : … » pour le porc, la volaille et l’agneau. La mention se lit sur la carte, une ardoise ou une affiche. Amende : jusqu’à 1 500 € pour une personne physique, 7 500 € pour une société. Règles vérifiées le 4 novembre 2026.

4 espèces
bœuf, porc, ovins, volailles
3 étapes
au plus : naissance (bœuf), élevage, abattage
19 février 2025
obligation étendue, sans limite de durée
7 500 €
d’amende au plus pour une société

Le texte et sa version

C’est l’une des mentions de la carte, à côté de la mention fait maison et de l’information sur les allergènes, toutes réunies dans notre dossier sur la carte et le menu. Le texte de référence est le décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002, qui imposait depuis 2002 l’origine de la viande bovine en restauration. Le décret n° 2025-141 du 13 février 2025, publié au Journal officiel du 18 février 2025, l’a étendu aux viandes porcines, ovines et de volailles. Les nouvelles obligations s’appliquent depuis le 19 février 2025, sans limite de durée. Le décret de 2002, relatif à l’étiquetage des viandes en restauration, vise donc désormais dans son titre les viandes bovines, porcines, ovines et de volailles : c’est ce texte consolidé qu’il faut citer, pas le seul décret de 2025.

Ce n’est pas la première fois. Un décret de janvier 2022 avait imposé la même règle pour ces espèces à titre temporaire, du 1er mars 2022 au 29 février 2024. Entre février 2024 et février 2025, seule la viande bovine restait concernée.

Les viandes concernées

Sont concernées les viandes bovines (bœuf, veau), porcines, ovines (mouton, agneau) et de volailles (poulet, dinde, canard, pintade…), qu’elles soient servies comme ingrédient de base (un steak, une côte, un filet) ou dans une préparation (viande hachée, sauté, farce), crues, cuites ou déjà cuisinées.

L’obligation vaut pour tous les établissements qui proposent des repas : restauration commerciale, restauration collective, vente à emporter et livraison. Elle s’étend aux supports par lesquels le client choisit son plat, y compris en ligne.

Le veau est une viande bovine et suit donc la règle du bœuf. Le gibier, le lapin et le cheval ne figurent pas parmi les espèces du décret.

La mention à écrire, espèce par espèce

Espèce Toutes les étapes dans le même pays Étapes dans des pays différents
Bœuf et veau « Origine : (pays) » « Né et élevé : (pays) » et « Abattu : (pays) »
Porc « Origine : (pays) » « Élevé : (pays) » et « Abattu : (pays) »
Volailles « Origine : (pays) » « Élevé : (pays) » et « Abattu : (pays) »
Agneau et mouton « Origine : (pays) » « Élevé : (pays) » et « Abattu : (pays) »

La naissance n’est mentionnée que pour le bœuf. Pour le porc, les ovins et les volailles, le texte retient le pays d’élevage et le pays d’abattage.

Ces mentions sont celles de notre affiche « Origine des viandes », dessinée pour ce site avec les mêmes formulations et à télécharger avec les autres affichages obligatoires d’un restaurant.

Des formulations prêtes à copier

Sur la ligne du plat :

  • « Entrecôte grillée, sauce au poivre. Bœuf : origine France. »
  • « Suprême de volaille rôti. Volaille : origine France. »
  • « Travers de porc laqué. Porc : élevé en Espagne, abattu en France. »
  • « Souris d’agneau confite. Agneau : élevé en Irlande, abattu en France. »
  • « Burger du moment. Bœuf : né et élevé en Allemagne, abattu en France. »

En légende de bas de carte, quand plusieurs plats partagent la même viande :

« Origine de nos viandes : bœuf né et élevé en France, abattu en France ; volaille élevée et abattue en France ; porc élevé en Espagne, abattu en France. »

Les pays sont des exemples : écrivez ceux de vos étiquettes et factures.

Où l’afficher : carte, ardoise ou affiche

Le texte laisse le choix du support, à une condition : que l’information soit lisible et visible par le client avant qu’il commande.

Support Quand le choisir Point d’attention
Ligne de la carte Carte stable, peu de fournisseurs À réimprimer si l’origine change
Légende en pied de carte Plusieurs plats avec la même viande Le client doit pouvoir rattacher la mention au plat
Ardoise Plat du jour, arrivages changeants Mise à jour à chaque livraison
Affiche en salle Origine identique pour toute la carte Visible depuis les tables, pas seulement au comptoir
Site, application de livraison Commande en ligne Même mention que sur la carte

L’affichage le plus sûr reste la ligne du plat ou sa légende, parce que le consommateur rattache sans effort la mention légale à ce qu’il commande. L’œil du graphiste : la mention d’origine se lit mieux en fin de ligne, dans un corps plus petit que le nom du plat mais jamais plus petit que le prix.

Viandes achetées préparées ou transformées

L’obligation suit la viande jusque dans le plat, qu’elle soit utilisée brute ou transformée : une viande achetée déjà cuite, hachée ou cuisinée garde son origine à afficher. L’étiquette et la facture du fournisseur la donnent ; conservez-les, elles prouvent ce que dit votre carte.

Pour une viande cuite ou déjà cuisinée dont le pays exact n’est pas connu, les mentions « origine UE » ou « origine hors UE » sont admises. Demandez à votre fournisseur de mentionner l’origine sur la facture ou l’étiquetage du produit livré : sans cette indication, vous ne pouvez pas informer le consommateur, et c’est vous qui répondez de l’affichage en salle.

Ce que vous risquez

Un manquement à cette obligation d’affichage est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe : jusqu’à 1 500 € pour une personne physique et 7 500 € pour une personne morale, le double en cas de récidive pour une personne physique. Les contrôles relèvent des services de sécurité sanitaire et alimentaire : la DGCCRF et de la direction départementale de la protection des populations (DDPP). Une origine fausse, elle, est une pratique commerciale trompeuse, punie bien plus lourdement.

Page vérifiée le 4 novembre 2026.

Sources

  1. Restaurants : l'origine des viandes porcines, ovines et de volailles doit être affichée (décret n° 2025-141), Service-public.fr (DILA).
  2. Réglementation dans un bar ou un restaurant (alcool, aliment, hygiène, sécurité), Service Public Entreprendre (DILA).
  3. Obligation d'affichage de l'origine des viandes dans les restaurants, Ministère de l'Agriculture.
  4. Origine des viandes et obligation d'information : ce qui a changé depuis le 14 février 2025, La Lettre des Réseaux.

Sources consultées le 4 novembre 2026.