Sommaire
  1. 1. Créer ou revendiquer la fiche
  2. 2. Valider l’établissement
  3. 3. Remplir les champs d’un restaurant
  4. Le menu
  5. 4. Ajouter les photos
  6. 5. Faire vivre la fiche : avis et posts
  7. Comment Google classe les restaurants
  8. Les erreurs qui font suspendre une fiche
  9. Contrôler le résultat chaque mois
  10. Questions fréquentes

En bref

La fiche d’établissement Google (ex-Google My Business, aujourd’hui Google Business Profile) est gratuite. Pour un restaurant, elle se crée ou se revendique depuis un compte Google, se valide, puis se remplit champ par champ : catégorie, horaires, menu, réservation, photos. C’est le premier outil de référencement local d’un établissement ; ce qui la fait suspendre est écrit dans les consignes de Google : un nom chargé de mots-clés, une adresse qui n’est pas un vrai local, une fiche en double.

0 €
la fiche, aucune place payante dans le classement local
3 critères
de classement : pertinence, distance, proéminence
720 × 720 px
la taille de photo recommandée par Google
1 fiche
par établissement

Il vous faut : un compte Google que l’établissement garde (pas celui d’un prestataire), l’adresse exacte du local avec son enseigne, un numéro de téléphone, les horaires de la saison, la carte avec ses prix et une dizaine de photos de la façade, de la salle et des plats. Comptez 20 à 30 minutes pour créer la fiche et ses informations de base, davantage pour le menu et les photos ; la validation par Google prend ensuite son propre délai.

1. Créer ou revendiquer la fiche

Commencez par chercher le nom de votre restaurant sur Google Maps, comme le ferait un internaute. Dans beaucoup de cas, une fiche existe déjà : créée par un ancien exploitant, par un client ou automatiquement par Google. Elle porte alors un lien « Vous êtes le propriétaire de cet établissement ? ». Revendiquez-la plutôt que d’en créer une seconde : Google n’accepte qu’une fiche par établissement, et deux fiches pour la même adresse se font concurrence ou finissent fusionnées.

Si rien n’existe, créez la fiche depuis business.google.com, après connexion à votre compte : nom de l’entreprise, catégorie principale, adresse, téléphone et site web. Vous pourrez modifier chaque élément ensuite depuis la fiche. Le nom saisi est celui de l’enseigne, tel qu’il est écrit sur la façade et sur la carte.

Ce qu’il faut retenir : le compte qui crée la fiche en reste le propriétaire. Si un prestataire ou un logiciel de caisse vous propose de s’en occuper, ajoutez-le comme gestionnaire, ne lui laissez jamais la propriété. Le jour où vous changez d’outil, la fiche reste à vous, avec ses avis.

2. Valider l’établissement

Tant qu’elle n’est pas validée, la fiche n’apparaît pas aux clients ou n’est pas modifiable par vous. Google propose une ou plusieurs méthodes selon l’établissement, dont la validation par vidéo : un enregistrement d’au moins 30 secondes, d’une seule traite et sans montage, tourné et envoyé depuis un téléphone. Il montre où se trouve le restaurant (plaque de rue, numéro, commerces voisins), l’enseigne avec le nom de la fiche sur un support permanent, puis vous-même entrant en cuisine, derrière le comptoir ou utilisant la caisse.

Ce qui retarde une validation : une enseigne absente ou provisoire, une adresse saisie différemment de celle du bail, une salle encore en travaux. Pour une ouverture, validez quand l’enseigne est posée.

3. Remplir les champs d’un restaurant

Chaque champ a un effet précis sur la visibilité de la fiche et sur ce que voit l’utilisateur qui cherche « restaurant » près de lui, et chaque champ a son erreur classique. Voici la grille que nous suivons, tirée des consignes de représentation publiées par Google et de son guide pour les restaurants.

Champ Ce qu’il change pour le client Erreur à éviter
Nom Ce qu’il lit en premier sur Maps Ajouter la ville, un slogan, « ouvert 7j/7 » ou un plat
Catégorie principale La recherche sur laquelle vous sortez (« restaurant italien », « crêperie ») Une catégorie trop large ou qui décrit un plat
Catégories secondaires Les recherches voisines En empiler pour attraper des mots-clés
Adresse Le point sur la carte et l’itinéraire Une domiciliation, une boîte postale, un bureau virtuel
Horaires « Ouvert » ou « Fermé » à côté de votre nom Laisser les horaires d’été en hiver
Horaires supplémentaires Livraison, vente à emporter, retrait Des horaires plus larges que l’ouverture
Horaires exceptionnels Jours fériés, congés, privatisation Les oublier : le client trouve porte close
Téléphone et site web Appel et visite en un geste Un numéro de standard ou de plateforme
Liens vers les réseaux sociaux Le client retrouve vos photos et vos publications Un compte abandonné depuis des mois
Réservation (Reserve with Google) Le bouton « Réserver » sur la fiche Un lien cassé ou un outil abandonné
Commande en ligne (Order with Google) Le bouton de commande de repas Mettre la plateforme de livraison à la place du menu
Attributs Terrasse, accès en fauteuil, végétarien, Wi-Fi… Cocher ce qui n’est pas vrai le jour où le client vient
Description La présentation de la maison en quelques lignes Un lien, une promotion, un prix ou une liste de mots-clés

Sur les catégories, la règle de Google est simple : le moins possible, les plus précises, et une catégorie dit ce que l’établissement est, pas ce qu’il propose. Une pizzeria au feu de bois prend « Pizzeria » ; « Restaurant » seul n’ajoute rien quand une catégorie plus fine le couvre déjà. Les plats, la terrasse ou le brunch passent par le menu, les attributs et la description, pas par les catégories.

Sur les horaires, Google demande les horaires habituels de la saison en cours. Un établissement saisonnier fermé l’hiver se marque « temporairement fermé » hors saison, plutôt que de laisser des horaires faux.

Le menu

Ajouter un menu est souvent le geste le plus utile sur une fiche de restaurant, et Google compte les clics sur le menu dans les statistiques de la fiche. L’éditeur de menu permet de saisir des sections (entrées, plats, desserts, boissons), chaque plat avec sa description et son prix, et de choisir un menu préféré si vous en avez plusieurs (midi, soir, brunch). Vous pouvez aussi indiquer l’URL du menu sur votre site et importer des photos de la carte.

Deux règles des consignes de Google à respecter : le menu doit être complet, pas seulement les plats les plus demandés ; et l’URL du menu ne doit pas pointer directement vers un service tiers de commande ou de livraison. Si vous changez la carte à chaque saison, mettez le menu de la fiche à jour le même jour que la carte papier : un prix différent entre la fiche et la table est la première source d’avis agacés.

4. Ajouter les photos

Les exigences de Google pour une photo de fiche : JPG ou PNG, entre 10 Ko et 5 Mo, 720 × 720 px recommandés et 250 × 250 px au minimum, une image nette et bien éclairée, sans retouche lourde ni filtre excessif : elle doit rester fidèle à la réalité. Les vidéos durent 30 secondes au plus et pèsent 75 Mo au maximum.

Devanture de restaurant en bois et vitres, de jour, avec des jardinières de buis et une petite terrasse devant l'entrée
La façade de jour, prise de face, est la photo qui permet au client de reconnaître l’établissement en arrivant. · Photo: Devanture de restaurant de jour, Koushalya Karthikeyan, Pexels License

Quoi montrer, dans l’ordre où le client en a besoin :

  • la façade de jour, prise de l’autre côté de la rue : c’est elle qui permet de vous reconnaître en arrivant ;
  • la salle, avec de la lumière naturelle et les tables dressées ;
  • les plats que l’on commande le plus, un plat par photo ;
  • la carte lisible, à plat, sans reflet ;
  • éventuellement la terrasse, le comptoir ou la cuisine ouverte.

Les clients ajoutent aussi leurs photos, comme leurs commentaires. Vous ne choisissez pas lesquelles s’affichent, mais des photos récentes et nettes de votre part leur font concurrence. Pour la technique (lumière, angle selon le plat, réglages), voyez notre tutoriel pour photographier ses plats.

5. Faire vivre la fiche : avis et posts

Google l’écrit dans ses conseils sur le classement local : plus un établissement reçoit d’avis et de notes positives, plus il progresse. Les avis comptent dans ce que Google appelle la proéminence. Répondre aux avis ne figure pas parmi les critères affichés, mais c’est ce que lisent les clients suivants : une réponse calme à un avis négatif rassure davantage qu’une note parfaite sans réponse : c’est la présence de l’établissement sur sa propre fiche. Nous avons rassemblé des modèles de réponse aux avis par situation.

Pour obtenir des avis clients, demandez-les simplement : un lien court ou un code QR sur l’addition ou au comptoir, qui invite à laisser un avis Google. Les règles de Google interdisent d’offrir un avantage (remise, plat ou verre offert) en échange d’un avis, et les avis publiés par l’établissement, ses salariés ou ses proches relèvent du conflit d’intérêts.

La fiche n’est qu’un des supports du marketing d’un restaurant, mais c’est souvent le premier que voit un nouveau client.

Les posts de la fiche servent à annoncer ce qui change : le menu du jour, un événement, des horaires de fête, une fermeture pour congés. Ils s’affichent sur la fiche et donnent au client une raison de plus de venir cette semaine plutôt qu’une autre.

Comment Google classe les restaurants

Google publie trois critères pour son classement local :

  • la pertinence : à quel point la fiche correspond à ce que l’internaute cherche sur le moteur de recherche Google. Elle dépend de la catégorie, des informations complètes et exactes, du menu et des attributs ;
  • la distance : l’éloignement entre le restaurant et le lieu de la recherche. Aucune stratégie de référencement n’y change rien, sinon donner l’adresse exacte ;
  • la proéminence : la notoriété de l’établissement, en ligne et hors ligne, dont le nombre d’avis et la note.

Selon Google, il n’existe aucun moyen de payer pour obtenir une meilleure place dans le classement local. Les annonces payantes (campagnes Google Ads) existent, mais elles s’affichent comme annonces, à part du classement : le SEO local d’une fiche ne s’achète pas.

Les erreurs qui font suspendre une fiche

Les consignes de représentation de Google précisent que leur non-respect peut entraîner la suspension de la fiche. Voici les motifs qui reviennent pour un restaurant, et la correction à faire.

  1. Le nom chargé. Un slogan (« le meilleur burger de la ville »), une ville ou un quartier, des horaires, un téléphone, un plat ajouté au nom réel. Correction : le nom exact de l’enseigne, sans rien d’autre.
  2. Une adresse qui n’est pas un local. Une boîte postale, une domiciliation commerciale, un bureau virtuel. Correction : l’adresse réelle du lieu où les clients sont servis, avec une enseigne permanente. Un traiteur ou une cuisine qui ne reçoit pas masque son adresse et indique une zone desservie.
  3. La fiche en double. Une fiche par établissement : supprimez ou faites fusionner les doublons.
  4. Les catégories utilisées comme mots-clés. Correction : la catégorie qui décrit ce que vous êtes, les autres informations dans le menu et les attributs.
  5. Une description qui vend. Un lien, une promotion, un prix ou une offre dans la description. Correction : quelques lignes sur la cuisine, l’ambiance et le service.
  6. Un menu incomplet ou détourné. Seulement les plats populaires, ou une URL de menu qui mène directement à une plateforme de livraison. Correction : le menu complet, et le lien de commande dans le champ prévu.
  7. Des informations fausses. Des horaires inventés pour paraître ouvert, des attributs non vrais. Correction : ce qui est vrai le jour où le client vient.

Contrôler le résultat chaque mois

Une routine de dix minutes, le premier lundi du mois :

  • les horaires exceptionnels des semaines à venir (jours fériés, congés, travaux) ;
  • le menu : mêmes plats et mêmes prix que la carte en salle ;
  • deux ou trois photos récentes ;
  • les avis restés sans réponse ;
  • les modifications proposées par des internautes : Google peut accepter une correction suggérée par un tiers, vérifiez qu’elle est juste ;
  • les statistiques de la fiche (Insights) : les recherches qui vous ont trouvé, les clics sur le menu, les réservations finalisées, utiles pour juger l’effet d’une modification.

Si la fiche n’apparaît pas sur une recherche de votre nom, vérifiez dans l’ordre : la validation, une suspension signalée dans votre compte, une fiche en double, une adresse incohérente avec l’enseigne.

Questions fréquentes

La fiche d’établissement Google est-elle gratuite ?

Oui, c’est un outil gratuit. La créer, la gérer et y répondre aux avis ne coûte rien ; seules les annonces Google Ads sont payantes, et elles ne changent pas le classement local.

Quel est le nouveau nom de Google My Business ?

Google parle aujourd’hui de fiche d’établissement Google, Google Business Profile en anglais. C’est le même outil ; le centre d’aide et la communauté d’entraide de Google utilisent les deux noms.

Faut-il un site internet pour avoir une fiche ?

Non. Un site web aide le client à en savoir plus, mais la fiche fonctionne seule, avec son menu, ses photos et son bouton de réservation.